This is the End but show must go on
Coucou tout le monde
Avec toutes ces péripéties nous n’avons pas eu le temps de nous mettre à jour.
Nous allons donc rattraper notre retard et vous conter les trois derniers volets de notre histoire.
Foz de Iguaçu
Après nos 4 jours dans un petit coin de paradis à Rio, nous sommes parties à la découverte des magnifiques chutes d'eau de Foz de Iguaçu.
Comme avec nous, la vie n'est jamais simple. En effet, on devait effectuer cette prochaine escale en un temps record. Nous n'avions qu'une journée pour profiter de la splendeur et l'immensité du paysage.
Arrivées la veille au soir, on a tout de même eu l'occasion de tester une nouvelle particularité culinaire Brésilienne : le Rodizio de pizza. Pour faire simple, pizza a volonté présentée par un ballet incessant de serveurs, auxquels il ne manquait plus que des rollers ! Nous avons goûté toutes les pizzas diverses et variées, de cœur de palmier au fromage, à chocolat fromage ! Et oui ici le fromage n'a pas de goût alors on le met partout. Les pizzas étaient quand même très grasses à en juger les auréoles laissées sur nos assiettes et aux bruits de nos estomacs.
Après ce repas très (dés)équilibré, nous nous accordons un plouf dans la piscine de la pousada « el Shaddai » pour digérer.
Le lendemain nous repartons avec nos 30 kilos de valises chacune. On se hisse jusqu'au bus direction les cascades. On fait un peu tâche dans le paysage et les gens sont étonnés d'apprendre qu'on se dirige vers les chutes et non vers l'aéroport au vu de notre chargement ! Une fois les valises posées en consigne, nous voilà parties en navette à la découverte de la splendeur du lieu. C'était plutôt bien parti: vue à couper le souffle, peu de monde, bonne ambiance... Mais ça, c'était sans compter sur l'arrivée d'une pluie torrentielle qui nous a trempées jusqu'aux os. Au-delà du froid et du brouillard qui se sont abattus sur nous, la pluie a eu raison de l'appareil photo de Débo (ce n'est que le deuxième en un mois...).
Bon on se plaint beaucoup mais il faut quand même avouer que nous avons découvert des chutes parmi les plus belles du monde. On s'en est pris plein les mirettes.
Après une petite marche en forêt sous la pluie et l'orage (même pas peur), nous voilà de retour à la consigne à la recherche de vêtements secs et chauds. C'est à partir de ce moment là que l'attente interminable a commencé. Pour résumer, 3h d'attente à l'entrée du parc avec nos valises (heureusement il y avait un petit café) et 3h à l'aéroport à guetter les avions qui atterrissaient sous des trombes d'eau.
Finalement malgré l'appréhension grandissante de Boubou, nous avons pris l'avion de la compagnie Azul et sommes arrivées sans difficulté à Cuiaba. Nous pensions avoir tout vécu au Brésil mais là... nous ne le savions pas encore mais... notre plus grande aventure nous attendait.
Cuiaba
Au vu de ce que nous avions prévu, on se voyait déjà dans des piscines naturelles autour de poissons aux mille et une couleurs. Sauf que la réalité a été toute autre !!!! Nous nous sommes retrouvées perdues, au milieu de nulle part, dans une fazenda typique (ferme). Pour vous situer, prenez l'image d'une vieux ranch américain, ajoutez-y quelques chiens, des animaux de toutes sortes et des cow-boys brésiliens qu'on a envie de surnommer machu-pichu. Le tout était bien sûr entouré de chevaux auxquels Boubou est allergique. Et bien voilà vous y êtes ! Et oui c'était la cerise sur le gâteau. On n’aurait pas pu faire mieux !
Au programme de ce séjour, de nombreuses randonnées pédestres aux différentes heures de la journée, dont une à 5h du matin...Et oui la vie appartient à ceux qui se lèvent tôt ! Celles-ci nous ont permis d'observer de nombreuses espèces animales telles que les Aras bleus, les perruches vertes, le Tuiuiu, le caïman, le toucan, le singe hurleur, le capivara (plus grand rongeur du monde), le tatou...
Déborah et Gaëlle ce sont quand même accordées une petite randonnée équestre accompagnées de nos fidèles guides : le local Joao et le professionnel Yoann. Comme dans tous les groupes, il y a un meneur: le cheval de Joao, et des suiveurs: les chevaux de Débo et Yoann et des retardataires: le cheval de Mama. Malgré des rythmes très différents, tout le monde est rentré sain et sauf au bercail pour retrouver notre petite Boubou. Au-delà du fait que le cheval, ça fait mal au fesse et que sa donne des tics, ça aurait été dommage de louper cette opportunité.
Le soir on s'est aussi payé le luxe de partir en 4x4 à la recherche des animaux nocturnes !
Bon concernant le séjour on avait pas prévu ça, c'était fatiguant et il faisait chaud mais c'était vraiment top. On n’a malheureusement pas vu de jaguar mais on en a encore pris plein les yeux !
Pour conclure en beauté, le retour fut plus qu'épique, à la hauteur de notre séjour !
Et devinez qui est la fautive encore une fois: la pluie ! Et oui quand il pleut au Brésil il ne fait pas semblant et les routes sont rapidement impraticables et gorgées d'eau. De toute façon, on n' avait pas le choix alors nous voilà parties en 4x4 , bravant la boue et les "flaques mares" pour retrouver le monde moderne.
Ça secoue, ça tourne, ça glisse et ça crie dans la voiture. Pour couronner le tout, on s'est embourbé dans une énorme flaque d'eau. Bon, grâce à l'option « roues motrices » de notre super 4x4, on a pu s'en sortir sans problème. Le seul hic, c'est que notre super guide français n'arrivait plus à enlever ses fameuses roues motrices. Et pour ceux qui ne le savent pas encore, il est déconseillé de rouler comme ça car cela fait surchauffer le moteur et le casse. Une fois le bitume retrouvé, nous avons donc roulé, pendant une bonne heure, à 10 km/h à la recherche d'un garagiste. Ne trouvant personne de compétant et nous trouvant dans une zone sans réseau, nous avons donc été forcés d'arrêter les voitures pour trouver de l'aide. Maintenant, on est paré pour Pékin Express, c'est certain ! Au final, après 5 voitures, Yoann a fini par faire une marche arrière et là, miracle, ça marche. Cette aventure plus qu'épique nous a tout de même pris plus de 3h. Il ne nous restait que 2h pour arriver à l'aéroport situé à 300km d'ici. Mais, comme vous commencez à le savoir, nous avons une bonne étoile, et nous avons réussi à arriver à temps pour notre vol. Direction Salvador de Bahia.
Salvador de Bahia
Après 8h de vol et une escale à Brasilia, nous voilà enfin arrivées à notre appartement. Nous y retrouvons une partie du groupe de Batucada de Débo, les muleketu, avec qui nous partagerons l'appartement pendant 10 jours. En parlant de l'appartement, nous sommes tout de même 8 personnes (7filles et un garçon... le pauvre) dans un 30m². Et oui, nous on aime faire dans le local !
Au programme de ces 10 jours, répétition de batucada pour Débo et visites pour Gaëlle et Camille.
Ce séjour nous a permis de nous immerger au cœur de la culture brésilienne grâce aux concerts de Batucada (Olodum, Ilé Ayé, Malé de Balê, Dida), aux représentations de capoeira, aux danses traditionnelles et aux pagodes de rue. Outre l'aspect culturel et carte postale de la ville, nous avons aussi côtoyé l'aspect plus négatif : la misère et la mendicité. En effet, il est toujours difficile de se faire accoster par des enfants et des adolescents, aux yeux rougies par on ne sait quel substance, vous demandant de l'argent pour manger. Sinon, on a aussi pu découvrir des lieux magnifiques comme la Praia do Forte abritant le projet Tamar (projet de protection des tortues marines du Brésil). On a aussi eu l'occasion de retrouver Geliane, venu exprès d'Alagoinhas pour une journée, afin de nous faire découvrir la ville. Elle nous d'ailleurs amené au musée de l'art afro-brésilien où nous avons pu comprendre la religion brésilienne locale : le candomblé (proche du vaudousime haïtien). Elle nous a aussi amenées à l'église de la Trinité. Cette église, située dans la ville basse, paraît complètement abandonnée. En réalité, elle abrite un projet de relogement et de réinsertion professionnel des sans-abris de Salvador.
Eric, un frère pèlerin, s'y est installé il y a 15ans. Il accueille et accompagne les nouveaux résidents et les aide à sortir de leur dépendance chimique. Cette rencontre fut enrichissante.
Pour continuer dans le local, Déborah a eu le privilège de pouvoir jouer avec un des plus grands groupes de Batucada féminin de Salvador : Dida.
Ce séjour fut donc extrêmement intéressant et enrichissant pour nous trois, à des niveaux différents. Mais, bien sûr, on ne pouvait pas partir sans vivre une dernière grande aventure. Effectivement, mercredi, Débo avait décidé de partir avec ses amis à Praia do Forte (vous savez à 2h30 de bus de Salvador). Gaëlle et Camille, restées à la maison pour profiter enfin d'une grasse matinée, commençaient à préparer notre retour en France. C'est alors que, par un miraculeux hasard, elles se sont rendues compte que notre départ n'était pas prévue le jeudi mais le soir même !!!!!!!!! Haaaaaaa catastrophe !!!! Il a donc fallu appeler Débo en urgence pour qu'elle rentre à temps et il a fallu boucler les valises à la dernière minute. Le départ fut donc brutal, à peine avions nous réalisé qu'il était temps de rentrer qu'on était déjà dans l'avion ! Dernier avion et donc dernière angoisse pour Boubou. Après 12h de voyage, nous voilà donc de retour à Marseille. Température locale:15°C...on est loin de nos températures estivales ! Dur retour à la réalité.
En cette fin d'aventure, nous tenions à vous remercier pour votre soutien, vos lectures, vos commentaires. Nous tenions aussi à remercier toutes les personnes qui ont contribué financièrement et matériellement à la réalisation de ce projet. Merci également aux centres de loisirs qui ont fabriqués les jeux pour les enfants brésiliens. Sans vous, nous n'aurions pas pu vivre de telles aventures. Nous sortons de ce voyage grandies et parées à vivre nos premières expériences professionnelles en France.
